L’article en bref
Le DJI Romo P2 est un aspirateur-robot avec bras articulé qui surprend par sa navigation fiable et son silence remarquable.
- Bras articulé s’étendant jusqu’à 12,4 cm, permettant un nettoyage près des plinthes et sous les meubles
- Navigation exceptionnelle combinant LiDAR 3D et caméras, avec un seul blocage sur 1 000 m² testé
- Aspiration puissante de 36 000 Pa et lavage à 80°C pour une efficacité optimale
- Niveau sonore très discret à 54 dBA, idéal pour utilisation en soirée
- Probablement le meilleur choix du marché pour foyers avec enfants, animaux et obstacles au sol
J’ai passé plusieurs semaines avec le DJI Romo P2 dans les pattes, et franchement, ce robot m’a surpris. DJI, qu’on connaît surtout pour ses engins volants, s’est lancé dans l’aspirateur-robot avec une ambition claire : dominer le marché comme il l’a fait avec les drones. Le Romo P2, disponible depuis septembre 2026 à 1 299 €, est la deuxième génération après le Romo P lancé en début d’année. Est-ce une vraie évolution ? Voici mon verdict honnête dans ce test.
Présentation et conception du DJI Romo P2
Un design futuriste qui assume ses origines
Le Romo P2 affiche un look reconnaissable. Le châssis transparent et futuriste reprend les lignes de la première génération, avec des accents désormais plus sobres : exit l’orange éclatant, place aux nuances de blanc. Le robot mesure 9,8 centimètres de hauteur pour 35 centimètres de diamètre, des dimensions raisonnables qui lui permettent de se faufiler sous la plupart des meubles.
La grande nouveauté visible dès le premier regard, c’est le bras articulé. Il pivote à 123° et s’étend jusqu’à 12,4 centimètres vers l’extérieur, soit 7,8 centimètres de plus que la génération précédente. Résultat : la serpillière peut s’approcher vraiment près des plinthes, sous le réfrigérateur, autour des pieds de chaise. C’est bluffant à regarder.
Un détail qui m’a agacé dès le déballage : le câble d’alimentation noir pend à l’arrière de la station sans système de rangement prévu. Pour un produit à ce prix, c’est un oubli difficile à excuser.
Une station pensée pour l’autonomie
La station du Romo P2 fonctionne de manière autonome avec des bacs à remplir et vider manuellement (la version A2 à 1 199 €, elle, se raccorde directement au réseau d’eau de la maison). La plaque de lavage est annoncée pour 365 jours sans entretien manuel, contre 200 jours sur la génération précédente. C’est une progression notable.
Les serpillières sont lavées à l’eau chaude jusqu’à 80°C, puis séchées à 60°C en environ trois heures. La station intègre aussi un compartiment à désodorisant (composé à 95 % d’eau) et un traitement UV du sac à poussière. Ces fonctions sont réservées au P2, pas au A2.
Configuration via l’application DJI Home
L’application DJI Home est claire, bien structurée, et elle hérite directement de l’expertise de DJI en matière d’interface logicielle. On peut sélectionner plusieurs pièces, choisir leur ordre de nettoyage, et configurer chaque espace individuellement. Les options sont nombreuses :
- Aspiration seule, lavage seul, ou les deux simultanément
- Réglage de la puissance, de la quantité d’eau et du nombre de passages
- Paramètres spéciaux pour foyers avec animaux de compagnie
- Intégration Apple Maison via le protocole Matter
Le design graphique de l’appli reste assez fade comparé à certains concurrents, et l’assistant vocal « OK Romo » ne fonctionne qu’en anglais. Le mode Données locales, qui permettra d’utiliser l’application sans connexion Internet, est annoncé pour fin 2026.
Performances en conditions réelles : ce que dit le test DJI Romo P2
Navigation et détection d’obstacles : le grand point fort
Le système de navigation combine un LiDAR ToF 3D frontal, deux caméras fisheye et un LiDAR ToF 3D latéral. Sur mes 75 à 100 mètres carrés de test, j’ai enregistré un seul blocage après 1 000 mètres carrés de nettoyage, causé par un petit câble de jouet. C’est extraordinaire.
La détection d’objets fonctionne jusqu’à 2 millimètres d’épaisseur, câbles compris. Le robot identifie aussi les parois transparentes comme les miroirs ou le verre. Une LED placée sous le châssis s’allume quand la luminosité est insuffisante, pour maintenir la précision de détection.
| Critère | Romo P2 | Dreame X60 Pro Ultra | Narwal Flow |
|---|---|---|---|
| Déport du bras | 12,4 cm | 17 cm | Rouleau continu |
| Puissance d’aspiration | 36 000 Pa | Non communiqué | Non communiqué |
| Niveau sonore | 54 dBA | Plus élevé | Comparable |
| Plaque de lavage | 365 jours | Variable | Nettoyage continu |
Aspiration et lavage : une puissance en progression
La puissance d’aspiration monte à 36 000 Pa, contre 25 000 Pa pour le Romo P. Sur les tapis épais, le robot augmente automatiquement sa puissance de façon quasi instantanée. Sur les sols durs, le résultat est net jusqu’aux plinthes. Les cheveux longs ne s’emmêlent pas grâce aux deux brosses latérales et à la brosse centrale divisée.
Le lavage est convaincant sur les salissures courantes. Sur les taches tenaces, il faut prévoir plusieurs passages. La serpillière laisse environ un centimètre non couvert le long des murs droits, et les angles aigus peuvent conserver quelques résidus. La batterie de 5 000 mAh offre environ trois heures d’autonomie, soit 90 minutes pour couvrir 75 mètres carrés.
Niveau sonore : discrétissime
À 54 dBA pendant l’aspiration et le lavage, le Romo P2 se place parmi les robots les plus silencieux que j’ai testés. La station descend à 40 dBA pendant le séchage. Je le lance le soir sans hésiter, même lorsque je regarde un film. Le bruit principal vient du roulement des roues et des brosses, pas du moteur d’aspiration.
Verdict honnête et alternatives à considérer
Après plusieurs semaines d’utilisation intensive sur un logement de 75 à 100 mètres carrés, avec deux chats et leurs lots de poils, je peux dire clairement que le test DJI Romo P2 m’a convaincu sur l’essentiel. La navigation est fiable, le silence est réel, et l’entretien demandé est minimal. Sur mon Romo P (première génération), j’ai enregistré 381 nettoyages, 410 heures de fonctionnement et 16 000 mètres carrés parcourus en 8 mois, pour un seul blocage. Le P2 va encore plus loin.
Il reste des limites. Les serpillières ne se déposent pas en station. Les brosses latérales ne se relèvent pas. Le filtre du bac à poussière s’encrasse vite. Et si votre priorité absolue est le lavage intensif au ras des murs, le Narwal Flow avec son rouleau autonettoyé en continu fait mieux. Pour le déport du bras, le Dreame X60 Pro Ultra atteint 17 centimètres contre 12,4 pour le Romo P2.
Pour un foyer encombré, avec enfants, animaux, câbles au sol et seuils à franchir, le Romo P2 reste probablement le choix le plus sûr du marché en ce moment. À 1 299 €, il coûte moins cher que le Romo P à son lancement (1 899 €), et il corrige l’essentiel des défauts relevés sur ce premier modèle. Si vous avez beaucoup de moquette et zéro tolérance à l’humidité, orientez-vous vers un robot capable de déposer ses serpillières en station.
Sources de référence consultées : wiki drone, viki de drone UAV
