L’article en bref
La réglementation des drones en ville évolue en 2025 avec des règles distinctes selon l’usage.
- Professionnels : vol autorisé en agglomération dès 2026 avec déclaration préfectorale 10 jours ouvrables avant, drone jusqu’à 8 kg et altitude maximale de 120 mètres
- Loisir : vol strictement interdit dans l’espace public, autorisé uniquement dans les jardins privés (sauf Paris)
- Formation obligatoire : certification A1/A3 pour drones C1/C3/C4, certification A2 pour drones C2, enregistrement sur AlphaTango dès 250 grammes
- Restrictions géographiques : vérification systématique sur Géoportail des zones interdites, vol de nuit simplifié sous conditions (moins de 8 kg, 50 mètres maximum)
- Sanctions : amendes de 450 à 75 000 euros selon infractions, assurance responsabilité civile obligatoire
Vous rêvez de capturer votre ville sous un angle inédit ? Je vous comprends ! Mais attention, faire voler un drone en milieu urbain en 2025 demande de connaître les règles du jeu. Je vais vous expliquer tout ça simplement, parce que franchement, la réglementation peut sembler compliquée au premier abord. Pourtant, une fois qu’on l’a comprise, tout devient plus clair. J’ai moi-même appris à mes dépens qu’il vaut mieux être bien informé avant de décoller. Un jour, j’ai failli me retrouver avec une amende parce que je n’avais pas vérifié les zones interdites avant mon vol. Depuis, je vérifie toujours deux fois !
Nouvelle donne pour les professionnels en agglomération
Bonne nouvelle pour les télépilotes professionnels : l’arrêté du 23 décembre 2025 change la donne ! À partir du 1er janvier 2026, vous pouvez désormais voler au-dessus de l’espace public en ville, en catégorie ouverte. Attention néanmoins, cette autorisation concerne uniquement les exploitants déclarés avec un SIRET enregistré sur AlphaTango. Je trouve cette évolution formidable car elle simplifie vraiment la vie des professionnels.
En revanche, il y a quelques conditions à respecter. Votre drone ne peut pas dépasser 8 kilogrammes et vous devez maintenir une altitude maximale de 120 mètres. Parmi les plus Le plus importants ? Vous devez déclarer vos vols en préfecture au moins 10 jours ouvrables à l’avance, soit environ deux semaines calendaires. C’est un changement par rapport aux 5 jours précédents. N’oubliez pas d’utiliser le nouveau formulaire Cerfa 15476*04, car l’ancien n’est plus valable.
Vols de loisir : restez dans votre jardin
Pour nous, passionnés de loisir, la réglementation reste stricte en agglomération. Le vol dans l’espace public est interdit, que vous habitiez Paris ou un petit village. Je sais que ça peut paraître frustrant, mais c’est avant tout une question de sécurité. Vous pouvez néanmoins faire voler votre appareil dans votre jardin privé, à condition de respecter la vie privée de vos voisins. Exception notable : à Paris, même dans les espaces privés, le survol de drone de loisir est prohibé. Pour en savoir plus sur ces contraintes, consultez ce guide sur les restrictions pour les drones en ville.
Les catégories de drones et leurs limites
Je vais vous simplifier la classification des drones, parce que franchement, entre les classes C0, C1, C2, et les autres, on peut vite s’y perdre. Les drones de moins de 250 grammes (classe C0) bénéficient de la plus grande liberté : vous pouvez survoler des personnes, tant que ce n’est pas une foule. C’est mon cas avec mon petit drone que j’utilise régulièrement.
| Classe | Poids | Survol personnes | Distance zones urbaines |
|---|---|---|---|
| C0 | < 250g | Autorisé | Pas de restriction |
| C1 | 250-900g | Fortuit uniquement | Pas de restriction |
| C2 | 900g-4kg | Interdit | 30m (5m avec mode lent) |
| C3/C4 | 4-25kg | Strictement interdit | 150m minimum |
Formations obligatoires et certifications à obtenir
Vous avez au moins 14 ans ? Parfait, vous pouvez commencer à piloter ! Mais pas sans formation. Pour les drones de catégorie C1, C3 et C4, vous devez suivre la formation en ligne A1/A3. J’ai moi-même passé cet examen il y a quelques années, et je vous assure que ce n’est pas insurmontable : 40 questions, 75% de bonnes réponses requises. L’attestation est valable 5 ans et reconnue dans toute l’Union Européenne.
Pour piloter un drone C2, c’est un peu plus exigeant. Vous devrez passer la formation complémentaire A2 avec 30 questions supplémentaires. Si vous souhaitez voler à proximité des personnes avec un drone C2, le BAPD (brevet d’aptitude de pilote à distance) devient indispensable. Ce certificat nécessite une autoformation pratique et un examen dans un centre DGAC. Pour découvrir comment utiliser votre drone en toute légalité, suivez les démarches appropriées.
Enregistrement : ne l’oubliez surtout pas
L’enregistrement est obligatoire dès que votre drone dépasse 250 grammes ou possède une caméra. Vous devez vous inscrire sur AlphaTango et obtenir un numéro d’exploitant commençant par FRA suivi de 13 caractères. Ce numéro doit être visible sur votre appareil. Pour les drones de classe C1, C2, C3 ou C4 pesant plus de 800 grammes, l’enregistrement du drone lui-même est également requis, avec une validité maximale de 5 ans.
Zones interdites et restrictions géographiques
Avant chaque vol, je consulte systématiquement Géoportail. Cette cartographie interactive vous montre toutes les zones restreintes : centrales nucléaires, terrains militaires, monuments historiques, prisons, réserves naturelles. Croyez-moi, un petit détour par cette carte vous évitera bien des ennuis. Les ZICAD (Zones Interdites à la Captation Aérienne de Données) nécessitent une autorisation préfectorale pour toute prise de vue.
Des zones d’exclusion temporaires peuvent également être créées lors d’événements majeurs ou d’opérations de secours. Je me souviens d’un concert en plein air où j’avais prévu de filmer : impossible, une zone temporaire avait été établie. Vous pouvez même voler dans votre jardin selon certaines conditions, découvrez les règles spécifiques à ce sujet.
Vol de nuit : des assouplissements en 2026
Excellente nouvelle ! Depuis l’arrêté de 2025, vous pouvez voler de nuit sans dérogation complexe si votre drone pèse moins de 8 kilogrammes, vole sous 50 mètres et dispose du signalement lumineux vert réglementaire. Auparavant, c’était beaucoup plus compliqué. Pour les autres cas, une demande préfectorale reste nécessaire, à déposer au moins 30 jours avant.
Mes conseils pratiques pour voler sereinement
Je vais vous partager quelques astuces que j’ai apprises avec l’expérience. Au départ, respectez toujours la vie privée des personnes. Si votre drone est équipé d’une caméra, informez les personnes présentes. Toute diffusion d’images permettant d’identifier quelqu’un nécessite son autorisation expresse. Les sanctions peuvent être lourdes : jusqu’à 45 000 euros d’amende pour atteinte à la vie privée.
N’oubliez jamais votre assurance responsabilité civile. Elle est obligatoire pour les vols en catégorie spécifique, mais vérifiez aussi votre contrat existant pour la catégorie ouverte. En cas de dommages, votre responsabilité peut être engagée. Les sanctions pour non-respect varient de 450 euros pour défaut de formation à 75 000 euros pour violations graves des règles de sécurité. La destruction d’un drone par un tiers reste un délit puni de deux ans d’emprisonnement.
Pour approfondir vos connaissances, je vous recommande de consulter le wiki drone ainsi que le viki de drone UAV.
