DJI Mini 4 Pro test avis : notre analyse complète du drone

L’article en bref

Le DJI Mini 4 Pro s’impose comme une référence grâce à sa légèreté et ses performances exceptionnelles.

  • Avec 248 grammes, il reste sous la barre des 250g et bénéficie d’une classification C0 simplifiée. Sa détection d’obstacles omnidirectionnelle à 360° et sa nacelle pivotante offrent une polyvalence inédite.
  • La radiocommande RC 2 intègre le protocole O4 pour une portée améliorée jusqu’à 10 km. Son écran de 5,5 pouces et son autonomie de 3 heures permettent d’enchaîner six vols consécutifs.
  • Le capteur CMOS 1/1,3 pouce de 48 MP filme en 4K à 100 fps avec un traitement logiciel optimisé. Les modes ActiveTrack 360° et D-LOG M enrichissent les possibilités créatives pour tous niveaux.
  • L’autonomie atteint 25-30 minutes en conditions normales mais chute par vent fort. La résistance au vent de 38,5 km/h montre ses limites face aux rafales importantes.

Depuis des mois, je guette chaque sortie de drone avec l’œil du passionné qui a passé des centaines d’heures manettes en main. Quand j’ai déballé le DJI Mini 4 Pro, j’ai tout de suite compris que cette petite merveille allait bousculer mes habitudes. Avec ses 248 grammes tout mouillé, ce drone reste sous la barre des 250 grammes, ce qui change tout au quotidien. Je me souviens de cette journée ensoleillée à Saint-Nazaire où je l’ai sorti pour la première fois : le vent cognait à 32 km/h, et pourtant, ce petit gabarit tenait bon. Certes, il gigotait comme un fou, mais l’image restait parfaitement stable. Aujourd’hui, je vous livre mon retour d’expérience complet sur ce drone qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Notre analyse complète du Mini 4 Pro

Un design compact qui cache bien son jeu

Le premier contact avec ce drone est plutôt agréable. J’ai apprécié son châssis en plastique robuste et ces deux nouveaux pieds à l’avant qui le stabilisent bien au sol. Contrairement au Mini 3 Pro, la nacelle est légèrement plus volumineuse, ce qui rend vos anciens filtres incompatibles. La nacelle pivote de -90° à +80°, et elle peut même basculer à la verticale pour filmer en format portrait. Cette option m’a permis de créer des contenus pour Instagram sans recadrage, un vrai plus quand vous souhaitez publier rapidement sur les réseaux sociaux.

Les capteurs d’obstacles sont partout : deux à l’avant arrondis, deux à l’arrière, deux vers le bas, et même des capteurs sur le dessus. Cette détection omnidirectionnelle à 360° était réservée aux modèles plus chers, mais elle arrive enfin sur un drone de moins de 250 grammes. Je dois quand même vous prévenir : ne faites pas confiance aveuglément à ces capteurs. En sous-bois, j’ai failli accrocher une branche fine que le système n’avait pas détectée. Restez vigilant, ces technologies ont leurs limites.

La radiocommande RC 2 et la transmission O4

La radiocommande DJI RC 2 embarque un écran de 5,5 pouces avec 700 nits de luminosité. Je l’ai testée en plein soleil et, franchement, elle fait le job même si vous devrez parfois chercher un peu d’ombre. Elle intègre le protocole de transmission O4, qui améliore sérieusement la portée et la fiabilité par rapport à l’O3 du Mini 3 Pro. DJI annonce 10 km en Europe et 20 km en FCC, même si j’ai rarement dépassé quelques centaines de mètres lors de mes sessions.

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est l’autonomie de cette radiocommande : plus de 3 heures, soit largement de quoi enchaîner 6 vols. Elle se charge en 1h30 via USB-C et dispose de 32 Go de mémoire interne dont environ 16 Go disponibles. Vous pouvez même enregistrer vos captures d’écran avec toutes les données de télémétrie incrustées, ce qui est pratique pour analyser vos vols après coup.

Les performances en vol qui rassurent

Passons aux choses sérieuses : les performances en vol. En mode Sport, j’ai mesuré une vitesse maximale de 58 km/h, ce qui correspond aux 16 m/s annoncés par le constructeur. En mode Normal, vous plafonnerez à 43 km/h. Les vitesses d’ascension et de descente atteignent 18 km/h chacune. Rien de révolutionnaire par rapport au Mini 3 Pro, mais ces chiffres restent très corrects pour un appareil de cette catégorie.

Mode de vol Vitesse maximale Utilisation
Mode Cine Lente et douce Mouvements cinématiques
Mode Normal 43 km/h Vol équilibré
Mode Sport 58 km/h Déplacement rapide

La résistance au vent atteint 38,5 km/h, mais honnêtement, j’ai senti que le drone souffrait un peu avec ses hélices de 6 pouces. Lors de mon vol en rade de Saint-Nazaire, impossible de dépasser 23 km/h malgré le mode Sport activé. Et l’autonomie fond comme neige au soleil par vent fort : comptez 15 minutes de vol au lieu des 25-30 minutes habituelles.

Une caméra héritée mais améliorée

Un capteur éprouvé avec un nouveau processeur

Le capteur CMOS 1/1,3 pouce de 48 MP provient directement du Mini 3 Pro et du Mavic Air 3. L’objectif affiche une focale équivalente de 24 mm avec une ouverture de f/1.7. Ce qui change vraiment, c’est le nouveau processeur ISP emprunté au DJI Air 3S avec capteur 1 pouce, qui améliore considérablement le traitement logiciel des images.

Les couleurs sont magnifiques et réalistes, avec une très belle plage dynamique. J’ai remarqué que les images semblent légèrement plus nettes que sur la génération précédente. Les photos penchent moins sur les bords et le flou latéral a quasiment disparu. Le mode Nuit pousse les ISO jusqu’à 12800 contre 6400 en mode classique, et le bruit numérique reste discret tant que vous ne zoomez pas excessivement sur vos clichés.

Des capacités vidéo qui font la différence

Côté vidéo, le Mini 4 Pro filme jusqu’en 4K à 100 images par seconde, contre 60 fps sur le modèle précédent. Vous pouvez même atteindre 200 fps en Full HD pour réaliser de magnifiques ralentis. Les vidéos en D-LOG M profitent pleinement du nouvel ISP avec des zones sombres jamais bouchées et des ciels bien maîtrisés. Si vous cherchez un drone accessible pour débuter dans l’apprentissage de la vidéo aérienne, celui-ci représente un excellent choix.

Les modes de prise de vue automatisés sont très complets. FocusTrack fonctionne jusqu’en 4K à 60 fps et comprend trois modes principaux :

  1. Spotlight : le drone maintient automatiquement le sujet au centre du cadre
  2. Point d’intérêt : rotation automatique autour d’une cible fixe ou mobile
  3. ActiveTrack 360° : suivi intelligent avec positionnement libre à 360 degrés

Je dois quand même vous signaler une limitation réglementaire européenne : le suivi ActiveTrack est bridé à 50 mètres maximum de la cible. Au-delà de 40 km/h, le drone peine également à suivre correctement son sujet.

Mon verdict après plusieurs mois d’utilisation

Après avoir passé des dizaines d’heures avec ce drone, je peux affirmer que le DJI Mini 4 Pro représente une excellente évolution. Sa classification en classe C0 vous simplifie énormément la vie administrativement, même si vous devez respecter certaines contraintes comme l’interdiction de voler de nuit ou au-dessus de l’espace public en agglomération. Le plafond de 120 mètres peut frustrer en montagne, mais c’est le prix à payer pour rester dans cette catégorie.

La batterie de 2590 mAh vous offre environ 25 à 30 minutes de vol en conditions normales. J’ai mesuré 28 minutes lors d’un vol stationnaire en forçant un peu, mais comptez plutôt 22-25 minutes en utilisation réelle. La charge rapide en 1 heure avec un chargeur 30W reste correcte, et je vous conseille vivement d’investir dans le kit Fly More pour disposer de batteries supplémentaires.

Ce qui m’impressionne vraiment, c’est la combinaison de toutes ces fonctionnalités dans un appareil si compact. Les QuickShots, les MasterShots, les Waypoints… vous disposez d’un arsenal créatif digne d’un Mavic 3, mais dans un format poids plume. Attention pourtant au vent : ce drone reste sensible aux rafales, et l’autonomie chute drastiquement par conditions venteuses.

Pour finir, si vous hésitez encore, sachez que ce drone conviendra parfaitement aux pilotes débutants comme aux utilisateurs expérimentés qui recherchent un appareil discret et performant. Son prix le positionne intelligemment face à la concurrence, et vous en aurez vraiment pour votre argent. Personnellement, je continue à le glisser dans mon sac à chaque sortie, preuve qu’il a su me convaincre durablement.

Sources externes : wiki drone et viki de drone UAV

Homme qui pilote un drone face au soleil

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